mardi , 25 juillet 2017
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TIC et systèmes de santé en Tunisie

TIC et systèmes de santé en Tunisie

Pour la première fois depuis 1956, date de l’indépendance de la Tunisie, la contribution du secteur des TIC dans le PIB du pays  dépasse bien celle du tourisme. Cette contribution s’établit désormais à  9% contre 7%  seulement pour le tourisme qui continue de payer un lourd tribut aux attaques du Bardo et de Sousse.
De gros projets à vocation technologique ont été engagés dans des secteurs vitaux et éminemment stratégiques  à l’instar de celui de la santé qui a franchi des pas importants sur la voie de l’ouverture et de la modernité, nous a confié le ministre de la santé, Said Aidi en marge de  la 17e session du forum pharmaceutique international qui s’est tenue récemment à Hammamet.
Pour le ministre, les nouvelles technologies de l’information et de la communication aidera, si besoin est, la Tunisie à relever les défis de santé auxquels  est confrontée citant le développement du système de l’assurance maladie, la lutte contre la pénurie du personnel, la promotion du secteur pharmaceutique et l’amélioration des prestations fournies par les différents établissements de santé.

L’impact des TIC sur l’industrie pharmaceutique

Dans une déclaration à IT Magazine, Aidi a souligné que l’impact des  TIC sur l’industrie pharmaceutique en Tunisie n’est plus à démontrer. La production locale en médicaments couvre, aujourd’hui, plus de 60% des besoins nationaux.
Constat corroboré par  le président de l’Amicale des pharmaciens, Khaled Ben Safat qui a indiqué que la Tunisie importe 30% seulement de ses  besoins en médicaments alors que les pays africains sont  dépendants à hauteur de 80% des pays européens et asiatiques.
Selon le responsable, l’industrie pharmaceutique a encore de beaux jours  devant elle, dans la mesure où la Tunisie avait intégré avec succès  l’espace économique européen et compte réaliser un chiffre d’affaire de 160 millions de dinars à l’horizon 2016.
Selon une étude présentée à l’occasion de cette rencontre, le nombre d’unités de fabrication de médicaments devra passer à 55 d’ici fin 2016.
Autres objectifs : optimiser l’utilisation des TIC et accroitre le montant des investissements dans ce secteur pour atteindre une valeur de 55 millions de  dinars.
De l’avis des participants, la Tunisie est l’un des premiers pays du continent africain à s’être doté d’une industrie pharmaceutique digne de ce nom. Les mesures incitatives et la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire adéquat outre le recours aux nouvelles technologies ont, bel et bien favorisé la modernisation du secteur.
«  La privatisation de l’industrie pharmaceutique dès les années 90 a aussi contribué au développement de ce secteur ».
Selon le directeur du forum pharmaceutique international, Lotfi  Kastalli l’organisation de cette session à laquelle prennent part 18 pays africains ainsi que des participants  français, allemands et chinois, offre l’occasion aux pharmaciens tunisiens et africains de prendre connaissance des nouveautés dans le domaine des médicaments et de permettre aux industriels  tunisiens de s’ouvrir sur le marché africain.
Une conférence nationale aura lieu, prochainement, sur le secteur pharmaceutique et l’avenir du secteur des médicaments en Tunisie, apprend-on de même source.

S.M